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mercredi 23 novembre 2011

Actualité high tech,Human Revolution,bal macabre d’Apple,HTC Evo 3D

Le coup de griffe: les incroyables réseaux des opérateurs

On le sait, téléphoner avec un cellulaire en Suisse n'est pas toujours bon marché et on s'attend tout de même à un certain niveau de qualité, surtout de la part de Swisscom, notre opérateur historique, qui propose il est vrai plutôt un bon réseau. Mais voilà, on est de plus en plus connecté et donc de plus en plus pénible...

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Un chalet coupé du monde. Ou presque...
C'est donc un peu agacé que j'ai à nouveau constaté en cette fin de semaine qu'à quelques encablures de Lausanne, au Chalet des enfants, il n'était parfois pas possible de téléphoner, et cela même si une puissante Skoda estampillée Swisscom était garée sur le parking de l'établissement. Espérons que ça donne des idées.

A la place des opérateurs suisses, quatre barrettes de SFR. Et je pense que le problème est véritablement là. Si un de mes contacts avait tenté de me joindre ma facture aurait explosé de près de dix francs supplémentaires puisque mon option de roaming se serait activée bien que je n'aie jamais quitté la Suisse!

Pas nouveau
Si je me permets de donner ce coup de griffe à l'opérateur historique, c'est que le problème n'est pas nouveau. Ca fait des années que la couverture GSM est catastrophique du côté des bois du Jorat (Je sais la zone est difficile à couvrir). Mais avec ces nouvelles options introduites par Swisscom, la balle est dans son camp...

Espérons donc que notre opérateur à plus de 50% en mains de la Confédération se soucie de la couverture de cette zone très fréquentée des Lausannois en fin de semaine. C'est peut-être pas le coin le plus rentable, mais lorsqu'on sait les efforts déployés par le géant bleu pour couvrir certaines vallées reculées...

Le jeu de la semaine : "Deus Ex – Human Revolution"

C’est la rentrée. Fini les petits jeux vite fait sur le gaz. Place au lourd. Sur Xbox 360, PS3 et PC, c’est à Deux Ex – Human Revolution que revient le redoutable privilège d’ouvrir la saison ludique 2011-2012.

Cette grosse production place son action en 2027. Les progrès technologiques commencent à faire de l’homme augmenté une réalité. Le monde est devenu sinistre. Le pouvoir appartient aux grosses corporations. Adam Jansen, le genre gros bras ténébreux, est l’employé de l’une d’entre-elle. Lorsque l’alerte est donnée dans un des laboratoires du gratte-ciel, l’ex flic est envoyé voir ce qui en retourne. Il tombe sur de redoutables terroristes qui le laissent pour mort. A son réveil, le voilà greffé de toute part, implanté jusqu’à la moelle, bien plus fort et plus efficace que nous, simple poupées de chair et de sang. Son enquête peut vraiment commencer.
Le premier jeu du nom (2000) est devenu culte. C’était l’époque ou il fallait encore jouer sur PC-Windows pour être l’homme du prochain millénaire. Les fans sont tombés à bras raccourci sur sa suite, Deus Ex- Invisible War (2004) plutôt centré sur les consoles, qui a eu l’outrecuidance de vouloir élargir son public et de simplifier à outrance le gameplay. Conçu par le studio Eidos Montréal et édité par Square Enix, ce troisième opus est à la fois un reboot et une préquelle. Préquelle parce que l’action se situe avant le jeu séminal. Reboot parce qu’il s’agit de faire oublier sa suite honnie.

Les efforts de l’équipe canadienne n’ont pas été vains. Cet épisode est largement supérieur au deuxième opus. Essentiellement en donnant un peu mieux le sentiment que le joueur a une liberté de choix, ce qui reste à la fois une illusion et la plus grosse tarte à la crème des divertissements interactifs. Et par rapport au premier ? Joker, trop d’années séparent les deux ouvrages. Le temps fait distorsion.
Deux Ex – Human Revolution, c’est donc un jeu d’action tantôt facile ou difficile, tantôt brutal ou furtif selon les améliorations choisies pour augmenter les capacités de notre avatar. Deus Ex n’est cependant pas un beau jeu. Par beau, comprendre inspiré graphiquement. Je reste circonspect devant ces constantes nuances de jaune-orange crépusculaire qui imprègnent les graphismes. Et puis il y a un côté Blade Runner du pauvre dans ce monde cyberpunk peuplé de marionnettes encore bien trop raides pour emporter mon adhésion.
Cela dit un jeu qui tisse un lien, même ténu, entre les apprentis sorciers du futur et nos Google, Facebook, Apple et autres fabricants du meilleur des mondes connectés du présent ne peut être fondamentalement mauvais.

Ma semaine: le bal macabre d’Apple

Le départ de Steve Jobs risque bien de marquer la fin d’une époque pour Apple et pour le monde de l’informatique, à plus d’un titre. Il faut dire d’ailleurs que le bal macabre a débuté il y a déjà quelques semaines autour de Steve Jobs… Il y aurait comme un changement de style du côté de Cupertino. C’est du moins comme ça que j’ai perçu ces derniers jours, cette semaine…
Le bal des avocats a repris. Cette fois aux Pays Bas. Apple est parvenu à obtenir mercredi gain de cause sur la gestion des photos de certains appareils propulsés par Android, comme les Galaxy S, le Ace et la star le Galaxy S2 (en photo ci-contre). L’histoire semble ridicule, mais pourrait signifier la fin de la commercialisation de ces produits par Samsung en Europe dès le mois d’octobre, selon Reuters.
Une valse sinistre
C’est un nouvel épisode de ce bal macabre qui se joue depuis quelques mois entre les avocats de géants comme Microsoft, Google et Apple. Le but de cette sinistre valse: tenter de mettre les bâtons dans les routes de ses concurrents pour arriver à une situation de monopole ou pour tenter de rattraper des concurrents inatteignables... Etonnant dans un monde où l'on ne parle que de stimuler la concurrence.
Mais pourquoi macabre? Et bien parce que c’est à nouveau le consommateur qui va payer le prix fort. De différentes manières. Premièrement, il va falloir payer cette armée d’hommes de loi et ça se répercutera sur les prix. Ensuite, ces guéguerres sont de véritables freins à l’innovation. A ce rythme, si le premier concepteur de brosse à dent l’avait fait breveter, nous aurions tous le modèle d’une même marque…
La panique de la pomme?
Si l’on peut comprendre ces escarmouches juridiques, pour des questions de droits intellectuels, l’interdiction pure et simple de produits me semble simplement inadmissible en tant que consommateur. J'ai envie d'avoir à disposition une palette large de produits concurrents. En fait, j’ai terriblement l’impression qu’Apple panique, car la pomme se sent dépassée.
Et comment ne pas avoir peur? Android déferle sur les Etats-Unis et des produits comme la gamme Galaxy battent à plate-couture les iPad 2 et autres iPhone 4… Steve Jobs quitte donc une entreprise qu’il a portée au sommet, mais qui ne semble plus avoir confiance dans ses qualités d’innovation. Que va devenir Apple sans le maître? Le titre a d’ailleurs funestement valsé jeudi à la bourse, avant qu’ils ne se reprennent un peu… Le bal funeste se poursuit. Cela ne fait que commencer...

Steve Jobs démissionne: un chant funèbre

Steve Jobs n’est pas mort. Il a eu cette nuit (heures suisses) la force et la lucidité d’annoncer, d’abord à ses employés puis au reste du monde, sa démission de son poste de PDG d’Apple. Mais il va mal. L’entrepreneur laisse clairement entendre qu’il n’est absolument plus en mesure d’assumer des fonctions opérationnelles.

«
J'ai toujours dit que si jamais je venais à ne plus être en mesure d'assumer mes fonctions et obligations en tant que CEO d'Apple, je serais le premier à vous le faire savoir. Malheureusement, ce jour est arrivé.», écrit-t-il. Ces quelques mots forment l’aveu implicite de la dégradation (continue ou brutale, ça on ne le sait pas) de son état de santé. Jobs se bat contre un cancer du pancréas. Il a subi une greffe du foie. Aujourd’hui, il cède définitivement les rênes de son entreprise.

Steve Jobs n’est donc pas mort mais son chant est incontestablement funèbre.

Le HTC Evo 3D sous la loupe

HTC a été le deuxième constructeur mondial a annoncer et lancer sur le marché un cellulaire capable non seulement d'afficher des images en relief, mais aussi d'en produire sous forme de photos et de vidéos. Que vaut donc cet HTC Evo 3D hyperpuissant, équipé d'un écran haute-résolution et capable de donner du relief à nombre de choses?

A peine sorti de son carton, ce nouvel HTC confirme que ce constructeur poursuit sur le chemin de la qualité et se positionne sur le haut-de-gamme. L'aspect métallique et le poids du cellulaire mettent immédiatement l'utilisateur en confiance. En plus, le revêtement structuré lui donne un bel aspect et l'empêche de glisser entre les mains.

Les boutons au bas de l'écran y sont directement intégrés et rien ne dépasse au contraire de deux autres appendices sur le côté de l'appareil. L'un permet de basculer entre la 2D et la 3D. L'autre, d'une puissante taille, permet de prendre des photos, c'est le déclencheur. HTC annonce donc clairement la couleur. Cet appareil se positionne sur la photo et la vidéo.

Pour l'image
Commençons donc par là. Les deux objectifs de cinq millions de pixels produisent pour commencer des vidéos Full HD et des photos appréciables pour un cellulaire. Les multiples réglages et modes de prises de vue permettent de bien tirer parti du double flash LED et des capteurs.

Côté 3D, il faut évidemment s'habituer à prendre ce style de prises de vue. Trop près, ça ne donne rien. Et sur les paysages, l'effet n'est pas très marqué. Une question de coup à prendre, mais tout cela est tellement ludique... Si l'affichage de la 3D est moins piqué, puisque la résolution est divisée par deux, le résultat est correct.

Pas de section 3D
Et pour le reste? Dommage qu'HTC ne propose pas une section entièrement dévolue à la 3D comme LG avec son Optimus 3D. Il faut donc aller chercher des vidéos sur YouTube (par l'application) ou partir à la recherche de jeux 3D dans le Market... Dommage.

Pour le reste, on utilise un des modèles les plus rapides du marché sur la toile ou en mode GPS. Sur internet, quasiment aucune page ne résiste à cet HTC. L'appareil bénéficie de l'excellence d'Android 2.3, le système en vue du moment. La sur-couche Sense, qui agrémente d'ailleurs agréablement toute l'interface, réserve aussi des raffinements intéressants.

HTC Watch et bon bilan
Côté multimédia, s'il est dommage qu'HTC ne fournisse pas des écouteurs avec des embouts en silicone, on appréciera le nouveau service HTC Watch qui permet de consommer de la vidéo à la demande ou d'accéder à une série de bandes-annonces si l'on ne veut pas bourse délier. L'écran donne toute la mesure de son piqué.

Au final, ce beau produit plutôt énergivore se positionne clairement parmi les stars du moment. Les amateurs apprécieront la sublime interface HTC Sense qui brille toujours autant par ses raffinements et son graphisme. Tout de même vendu 799 francs.

Lire aussi: "LG Optimus 3D ou HTC Evo 3D'"

Les nouveautés Logitech de la rentrée: deux indices

Pas au mieux de sa forme économique, Logitech devait encore révéler de quels nouveaux produits il allait nous chauffer cet automne et cet hiver histoire de se refaire une santé. Ces instruments de la reconquête, je suis allé les découvrir aujourd’hui au Daniel Borel Innovation Center de l’EPFL (banlieue ouest de Lausanne). Frustration, ces produits je ne peux vous en toucher un mot dans la foulée vu qu’ils sont tous sous embargo. On gros, on signe un formulaire qui stipule qu’on se fera brûler la plante des pieds au tisonnier si on avait l’outrecuidance de dévoiler un produit avant une date butoir fixé par Logitech. La première, c’est mercredi 24 août et l’autre c’est le premier septembre jour de l’ouverture du salon IFA de Berlin. Me voilà bien avancé.
Je ne résiste cependant pas de laisser un petit caillou blanc sur le chemin en révélant que l’annonce la plus spectaculaire pour Logitech à un méchant rapport avec Apple et son protocole de transmission sans fil (image et son) Airplay.

Je ne résiste pas non plus à la tentation de glisser que ce nouveau produit explique assez bien pourquoi Logitech a récemment mis en veille sa famille d’appareils Squeezebox (radio internet et diffuseur de musique stockée dans l’ordinateur). Une dépose au purgatoire pour cause de trop grande complexité d’usage et de confusion des genres.
Vous voilà bien avancé.

Gesundheit! Merci, vous aussi

Gesundheit! C’est l’histoire d’un petit cochon vert au groin rose qui aimerait bien s’amuser avec ses copains. Mais comme le porcinet est enrhumé, ses « amis » se moquent fort à la vue du paquet de morve que le petit être expulse à chaque éternuement. Triste.

Pour leur salut, ils découvriront que ces excrétions attirent comme des mouches les monstres qui envahissent le pays pastel, très pratique pour les attirer vers les pièges qui ouvrent l’accès au niveau suivant.

Vous l’avez-compris, Gesundheit! est un jeu, un de ceux qu’on n’arrive pas à lâcher même quant le devoir nous commande. Il coûte un brouzouf sur l’Apple Store et se décline aussi bien en version iPhone/iPod Touch qu’iPad. Ses graphismes enfantins dessinés à la main sont mignons tout plein, l’humour caca de nez est léger comme une hirondelle, la poésie affleure, c’est un plaisir pour les yeux et les oreilles. Ajoutez une grosse louche de gameplay cuit aux petits oignons, vous obtenez le crime ludique quasi parfait.

Des touchis sur l’écran pour déplacer le cochon, une petite astuce balistique pour diriger la gelée verte là ou elle doit tomber. Des boutons poussoir. Des portes à débloquer. Des étoiles biscuit à manger. Des options tactiques à tire-larigot. Et 120 niveaux à surmonter. On ne se moque pas du bon peuple.
Gesundheit!, c’est notre jeu de la semaine et du mois. Pour l’année on verra bien.

Adieu WebOS on t'aimait bien

En 2010 HP rachète Palm. Il s’approprie du WebOS un système d’exploitation idéal pour motoriser smartphones, tablettes et plus si entente.

Début 2011, HP annonce la sortie prochaine d’une tablette de la mort qui tue et d’une gamme de smartphones tout aussi mortelle. Au début de l’été la tablette HP TouchPad est lancée aux Etats-Unis puis dans quelques pays européens. Pas en Suisse.

Fin août 2011: HP annonce qu’il abandonne le WebOS sous sa marque. Ce fut rapide. Ce n’est pas étonnant mais un peu triste. Ce système d’exploitation était prometteur mais le hardware développé par HP n’était pas à la hauteur de la concurrence. Les produits se sont très mal vendus. Ce qui se positionnait comme une troisième force possible entre l’iOS d’Apple et l’OS Android de Google restera comme un des flops tonitruants de l’année. Ni fleur, ni couronne.

Tactile et autres: la révolution ne fait que commencer

Microsoft lance ces jours en Suisse sa Touch Mouse, une souris tactile plutôt performante, comme je l'explique dans ce test publié sur xavierstuder.com. Cet accessoire apporte un réel plus dans l'utilisation de Windows 7 (et exclusivement de ce système).

Un deux ou trois doigts
Avec un deux ou trois doigts, l'utilisateur peut scroller, zoomer, redimensionner ses fenêtres ou encore faire apparaître complètement son bureau. En fait, nombre des fonctionnalités de cette souris tactile sont issues directement des téléphones portables, et surtout des produits Apple, qui propose d'ailleurs déjà, depuis un certain temps une souris similaire.

Apple toujours, vient d'ailleurs d'intégrer dans son dernier système d'exploitation Lion, une série de gestes permettant aussi de zoomer ou de faire défiler des pages rapidement depuis n'importe quel MacBook. Steve Jobs parlait en son temps de faire remonter les acquis de l'iPhone et de l'iPad dans le monde plus traditionnel de l'informatique.

Le début d'une révolution
La révolution en fait toutefois que commencer. Comme j'ai pu le constater lors de plusieurs expositions, nombre de laboratoires travaillent à des systèmes se pilotant par des gestes, par le voix ou encore par des mouvement des yeux. Et attention, tout cela n'a rien de farfelu.

En effet, n'oublions par que Microsoft vient de sortir son accessoire Kinect pour sa console de jeux XBox. Une sorte de webcam qui permet de jouer en faisant des signes à la machine. Et le géant de Redmond ne compte pas en rester là puisqu'il compte à terme intégrer cette technologie dans Windows. Le meilleurs est peut-être encore à venir...

Swisscom double le débit de ses accès internet sans changer de prix: il était temps

Pour Swisscom la situation était devenue intenable. Comparée à l’offre de se son principal concurrent helvétique, soit UPC-Cablecom, proposer un accès à internet (DSL) à 5000 kilobits par seconde pour 49 francs par mois était devenu risible. Pour pratiquement la même somme (50 francs), Cablecom offre en effet un débit de 25 000 Kbt/s, soit cinq fois plus. Swisscom a donc annoncé le doublement de la bande passante sans changement de prix pour ses clients. Ces derniers devraient majoritairement en mesurer les effets en septembre 2011. L’offre d’accès actuellement préférée par les ménages helvètes passe ainsi de 5000 à 10 000 Kbt/s pour 49 francs.
Je ne peux bien sûr que saluer cette habile adaptation mais relever que Swisscom aura pris son temps pour non pas s’aligner mais compenser partiellement le différentiel. Pour parler d’un cas particulier, le mien, le rapport vitesse prix reste encore largement défavorable à l’opérateur. Je ne vois objectivement pas pourquoi je devrai troquer mon actuel 50 000 Kbt/s à 60 francs par mois par le câble contre un accès par la ligne téléphonique fixe, actuellement à 5000 Kbt/s et qui va passer non pas à 10 000 Kbt/s mais devrait plafonner en réalité à 8000 kbts. En effet, aux dernières nouvelles, l’éloignement de mon domicile d’un relais DSL ne permet pas d’aller au-delà.
Cela dit, il y a encore six-huit mois, je n’aurai pas tenu le même discours tant mon actuel câblo opérateur se trouvait dans l’incapacité de fournir un débit décent aux heures de pointe (le soir et la nuit). Une difficulté constatée à l’échelle de la commune avec parfois des débits qui ne dépassaient pas le 10% de ce qui était attendu. Voire moins. Même dans le cadre du «best effort», notion vague destinée à rendre tolérable des fluctuations de débit sur un réseau soumis à la loi de l’offre et de la demande, on était très loin du compte.

Nul doute que Swisscom a récupéré de nombreux clients mécontents pendants ces longues semaines de dysfonctionnement aigu. Il a fallu beaucoup d’abnégation et, accessoirement un «geste commercial» du fournisseur de service arraché de haute lutte, pour que je patiente le temps que Cablecom parvienne à redonner quelques couleurs à ses débits. Ce qui est encore le cas.
Comme quoi, lorsqu’on passe des généralités à la pratique, tous les cas deviennent particuliers et cela ne facilite en rien les choix rationnels. Et dans ce contexte, le prix est un facteur parmi d'autres.

Actualité high tech,Human Revolution,bal macabre d’Apple,HTC Evo 3D

Le coup de griffe: les incroyables réseaux des opérateurs

On le sait, téléphoner avec un cellulaire en Suisse n'est pas toujours bon marché et on s'attend tout de même à un certain niveau de qualité, surtout de la part de Swisscom, notre opérateur historique, qui propose il est vrai plutôt un bon réseau. Mais voilà, on est de plus en plus connecté et donc de plus en plus pénible...

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Un chalet coupé du monde. Ou presque...
C'est donc un peu agacé que j'ai à nouveau constaté en cette fin de semaine qu'à quelques encablures de Lausanne, au Chalet des enfants, il n'était parfois pas possible de téléphoner, et cela même si une puissante Skoda estampillée Swisscom était garée sur le parking de l'établissement. Espérons que ça donne des idées.

Actualité high tech,IFA 2011,

IFA 2011: les yeux sur le projecteur PT-AT5000E

Après les téléviseurs, il fallait bien que les projecteurs deviennent compatibles avec la 3D. Jusqu’ici quelques rares modèles HD (1080 lignes) ont été timidement introduits en Suisse mais à des niveaux de prix encore élevés.

Présenté pour la première fois officiellement à l’IFA 2011, j’ai pu découvrir le petit dernier de Panasonic, le très attendu PT-AT5000E. Il s’agit du successeur du PT-AE4000, lui-même projecteur de cinéma à domicile honnête et convenable. Panasonic a profité de cette nouvelle génération pour recarrosser légèrement l’appareil en introduisant quelques rondeurs bienvenues et en décentrant l’objectif.

Sur le papier, il s’agit d’un appareil tri LCD. Son prix est fixé à 3200 euros. Son distributeur helvétique m’annonce qu’on le trouvera au prix conseillé de 3999 francs suisses d’ici à la fin du  mois de septembre. A Berlin, le projecteur a été installé dans une petite salle dédiée et la projection s’est déroulée dans le noir complet. A vue de nez, l’écran devait faire dans les 2m40 de base et l’appareil, installé au plafond par une potence, était relativement proche de l’écran. Il fallait chausser des lunettes 3D à cristaux liquides (actives) ce qui n’est guère étonnant connaissant l’implication de Panasonic dans cette technologie.

Place  au spectacle! Le démonstrateur à choisi de diffuser deux extraits du film Avatar, soit le premier vol de Jake Sully sur son dragon volant et l’arrivée des militaires terriens au pied de l’arbre millénaire de la tribu Naavi. Je relève que le Blu-ray 3D du film n’est pas encore disponible dans les commerces mais que Panasonic jouit d’une exclusivité tant que notre bon James Cameron n’a pas donné son feu vert. Cette édition Blu-ray est ainsi utilisée pour augmenter l’attractivité de la gamme 3D de la marque. 

Au cours de ce petit quart d’heure de démonstration, j’ai été particulièrement attentif à deux aspects: la luminosité de l’image, car cette dernière s’étiole grandement avec des lunettes à obturations sur le nez, et la présence ou non de crosstalk (ou diaphonie), soit un défaut courant actuellement avec les diffuseurs d’images 3D qui se traduit par l’apparition de contours fantômes. La luminosité m’a paru bonne voire très bonne et je n’ai constaté absolument aucun contours parasites ce qui est un point extrêmement positif. Le spectacle était non seulement abouti mais encore supérieur à ce que j’avais pu observer en salles à la sortie du film.

Cette excellente première impression globale doit cependant être tempérée. Comme je l’ai déjà  signalé. Le projecteur a été placé relativement près d’un écran, lui-même largement inférieur à 3 mètres de base. Ces deux aspects favorisent indéniablement la luminosité. En ce qui concerne le crosstalk, le choix d’Avatar ne tient certainement rien du hasard : il s’agit d’une des films 3D qui laisse le moins apparaître ces parasites plus ou moins gênants selon les films. J’attendrai donc de tester ce Panasonic avec un long métrage moins «parfait». Il est cependant indéniable que ce premier projecteur 3D « Full HD» à descendre en dessous de la barre des 4000 francs laisse de grands espoirs.

Le jeu de la semaine: Driver - San Francisco

La licence ludique Driver fut prestigieuse. Conçu pour la Playstation, première du nom, par le studio britannique  Reflections, ce jeu de conduite en milieu urbain avait fait en 1999 un méchant effet tout en déblayant le terrain pour une vague de divertissements dans un environnement  ouvert popularisé par la franchise Gran Theft Auto. Et puis de suite bâclée en suite catastrophique, la série sombra dans l’oubli. Désormais propriétaire du studio, Ubisoft remet une bonne couche de peinture sur cette triste lignée avec un "Reboot" qui vient d’atterrir dans les étals. Pas d’allusion au passé, on repart sur de nouvelles bases donc. La dimension cinématographique du divertissement saute aux yeux dès les premières secondes au volant de la voiture, maquillée en véhicule civil.

Montage serré, actions parallèles, soin porté à la modélisation des personnages… on est propulsé dans une série plutôt inventive en terme de mise en scène. L’action est tantôt interactive (il faut conduire et rejoindre un point donné), tantôt purement narrative avec des scènes de coupe suffisamment biens troussées pour qu’on ne souffre pas trop de ne plus être le principal marionnettiste. Jusqu’à l’accident qui précipite Tanner dans le coma et qui permet d’introduire la nouveauté de cette mouture: à partir de ce point, l’action semble se passer dans la tête du policier qui lutte pour sa vie dans un lit d’hôpital mais qui poursuit l’enquête dans son inconscient. Cette astuce permet aux concepteurs de  Driver de justifier la capacité du héros de propulser son esprit hors de son corps pour prendre possession de n’importe quelle âme dans la ville, pourvu qu’elle soit au volant d’un véhicule. En se basant sur une carte, au joueur de choisir de se balader, de sélectionner une mission primaire pour faire progresser la narration ou secondaire pour gagner des points et améliorer les conditions cadres.

Driver - San Francisco ne fera certes pas oublier Gran Thef Auto IV, ni Burnout Paradise surtout, deux exemples récents d’excellences dans leur domaine respectif, mais son idée originale et son approche narrative lui permet de se démarquer et de faire écouter sa petite musique. Et si le jeu n’est pas parfait, il a au moins le mérite de rompre avec le déclin.
Driver se conduit sur PS3, Xbox 360 et Wii. Avec les précautions d'usage quant à la version Wii compte tenu de ses performances graphiques inférieures.

Ma semaine: des réseaux indispensables…

Les réseaux sociaux cartonnent et il devient difficile aujourd’hui pour une entreprise d’ignorer le phénomène. En Suisse, par exemple, ce sont entre 2,6 et 3,7 millions de personnes qui sont membres de Facebook. Et il existe des success stories comme Toblerone et ses plus de deux millions de fans… Le phénomène touche non seulement les médias, mais des sociétés comme Swisscom ou encore Nestlé.
Après avoir résumé ici mon offre sur les réseaux, j’ai donc retroussé mes manches ces derniers jours pour lancer une première présence sociale pour Assura sur les réseaux sociaux. Et force est de constater qu’il règne une certaine anarchie dans le secteur et qu’il n’est pas évident pour une entreprise de faire ses premiers pas.
Quelques soucis
Par exemple, pour ouvrir un compte Facebook avec une URL spécifique de type www.facebook.com/assuraCH, il faut que 25 personnes aiment la page en question… Pour un particulier, il est possible d’obtenir son URL, comme www.facebook.com/xavierstuder.com dès la première tentative. Etonnant.
Ensuite, il y a l’obstacle des langues puisque la plupart des réseaux ne sont pas conçus pour une présence en trois ou quatre idiomes. Et les différentes sociétés que j’ai étudiées ont souvent choisi des modèles différents pour assurer une présence globale. Un Swisscom multiplie par exemple les fils Twitter. Pour Assura, en plus d’AssuraCH, j’ai ouvert avec ma collègue un fil spécifique par langue pour un total de quatre…
Des outils prometteurs
Du côté de Facebook, je ne parle pas des différents bugs relatifs à des outils connexes, voire à Facebook lui-même. On supprime par exemple une entrée sur le mur et ça en supprime d'autres en passant… Bref, le premier site social du monde semble avoir du pain sur la planche. Sans parler de l’ergonomie.
Enfin, et ça a été la bonne surprise de ma fin de semaine, il existe nombre d’applications assez puissantes permettant de personnaliser sa page Facebook. Gâce à des outils comme Iwipa.com, on peut ainsi en quelques clics intégrer gratuitement des sections de son site sur une Homepage personnalisée… A suivre, ce n'est qu'un début…
Xavier Studer

IFA 2011: les tablettes sont reines chez Sony

IFA 2011: Panasonic défend la 3D "active"

3D toujours, presque partout aussi, mais autre son de cloche chez Panasonic qui reste le défenseur le plus ardent des lunettes 3D actives (à cristaux liquides).
Elles sont certes plus lourdes, plus chères et nécessitent une source d'énergie (pile ou batterie) mais avec l'avantage de conserver la définition de l'image intacte. Le constructeur nippon a donc profité de l'IFA 2011 pour construire des stands pédagogiques, dont un démontre la supériorité de sa technologie sur celle choisie par LG. Deux écrans sont placés derrière une vitrine, des paires de lunettes sont enchâssées sur un tube arrimé au sol (histoire qu'on ne parte pas en courant avec les bésicles). L'écran 1 présente une 3D active en glorieuse haute définition et l'écran 2 affiche une immonde 3D passive avec de grosses lignes horizontales qui dénaturent le paysage. Pour avoir été vérifier sur le stand LG, je dirai que les "simulations" (un panneau le précise) des images proposées ont été volontairement exagérées.Certainement pour la clarté de l'exposé.
Comment aurait-il pu en être autrement?

   

IFA 2011: LG à fond dans la 3D "passive".

Lunettes 3D "passives" sur le stand LG
Sur l'impressionnant stand LG, c'est bien simple: la 3D est aussi partout mais encore plus qu'ailleurs. A la différence de ses concurrents, le constructeur sud-coréen investit cette année massivement dans la 3D passive. Passive parce que, en gros, la technologie de séparation des images qui fait la stéréoscopie est confiée à l'écran et les lunettes sont juste des filtres de lumière polarisée.
L'avantage est qu'elles sont légères, sans piles, pas chère, donc quasi jetables. L'inconvénient est que la définition de l'image est divisée par deux quand le mode 3D est activé. Je le savais théoriquement, l'IFA 2011 me permet de le vérifier de visu: cette perte se traduit sur les pourtant magnifiques écrans exposés à Berllin par des stries horizontales. Comme pour la 3D sans lunettes, elles sont quasi invisibles et légèrement plus présentes sur les plans de couleur unie. Ciel bleu, mur blanc...
Sans doute pour faire oublier cet inconvénient, LG  fait tourner en boucle des extraits tonitruants avec une brouette de personnages qui ne cessent de nous envoyer des trucs à la figure: ballons de foot, balles de golfs, pistolets mitrailleurs et autres ustensiles contondants. Evidemment, quand on passe son temps à éviter les balles, on cesse de chipoter sur les détails.

IFA 2011: Toshiba précipite la télé 3D sans lunettes

L'action se passe sur le stand de Toshiba. Les curieux sont invités à s'asseoir, trois par trois, dans une petite pièce assombrie. En face de trois fauteuils se trouve un écran de télé d'un peu plus de 100 cm de diagonale. L'écran diffuse des courts extraits en 3D (une vidéo extraite du jeu Final Fantasy XIII, un passage du Choc des titans version Louis Leterrier, des danseurs sous la pluie au ralenti...) et me voilà en train de contempler ces images chics et chocs... sans lunettes. Pour la première fois sur un écran de cette taille mais les rétines déjà un tantinet habituées pour les avoir laissé trainer sur une Nintrendo 3DS et deux smartphones 3D. La technologie de la 3D sans lunettes impose que les yeux du  spectateur soit placés de manière très précise en face de l'écran. Ni trop haut, ni trop bas et selon des angles optimaux. Dans cette petite boîte, bien qu'un peu trop près de l'écran, comme le concède le démonstrateur, ma première surprise a été de constater que le placement correct n'est pas trop difficile à trouver et qu'il tolère des déplacement modérés de la tête. Autrement dit, pas besoin de se tenir raide comme un piquet pour bénéficier des effets 3D optimaux.

Le jeu en vaut-t-il la chandelle, cela dit? Comparée à une expérience avec des lunettes (actives ou passives) je perçois quelques stries verticales sur les fonds unis, tel un ciel bleu. Elles trahissent la technologie lenticulaire utilisée pour convoyer la bonne image vers le bon œil. Elle sont du reste  la plupart du temps très difficilement perceptibles mais donneront toujours l'impression que l'image est moins "propre" qu'une vidéo diffusé sur un écran nécessitant une paire de lunettes. Les effets étaient spectaculaires à souhait. Malgré des prises de vues soigneusement sélectionnés, je crois constater, aussi de temps à autre, de légers effets fantômes (crosstalk), maladie qui touche encore pas mal d'écran 3D (avec ou sans lunettes visiblement).On y reviendra un jour ou l'autre.
 
Constructeur parmi les plus empressés à convoyer la 3D sans lunettes sur le marché, Toshiba commercialisera son premier modèle en Europe non pas en 2014 ou 2015 mais en novembre prochain. Par précaution, disons décembre. Il ne sera pas donné puisque le prix de 5000 euros est celui qui circule à l'IFA. 

Mise à jour:  Un petit tour sur le stand de Philips m'a permis de découvrir un autre modèle de télévision sans lunettes qui, en terme de qualités et de défauts, m'a semblé dans la même catégorie que le modèle Toshiba. Avec une astuce sur la base de l'écran: un indicateur en forme de barre bleue verticale. Lorsqu'il est centré, cela signifie que le spectateur si situe au meilleur de son point de perspective. Il y en a plusieurs par écrans. Prix et disponibilité sont encore dans les limbes. En tous cas les miennes.
   

IFA 2011: on a touché le Galaxy Tab 7.7

Deuxième objet numérique sur lequel nous avons pu mettre la main sur le stand de  Samsung: le Galaxy Tab 7.7. Il s'agit d'une nouvelle tablette, la quatrième que Samsung introduira sur le marché Suisse sur une grosse année.
Tout à commencé avec la Galaxy Tab 7 à la fin 2010. La semaine prochaine, le géant coréen balancera dans la gencives d'Apple (ou tentera du moins) la Galaxy Tab 10.1. En octobre il lâchera dans les étals un modèle intermédiaire la Galaxy Tab 8.9 et enfin courant novembre il sortira du bois le modèle 7.7 pouces évoqués plus haut.
En saisissant la tablette, il ne fait guère de doutes que la Galaxy Tab 7, millésime 2010, prend un méchant coup de vieux tant elle paraît désormais obèse  et grossière. Son clone rajeuni, toujours fidèle à Android, ici dans sa version 3.2, est d'une finesse exquise et d'un poids plume sans que sa finition ne semble en pâtir. L'ajout d'un port infrarouge et d'un logement pour insérer une carte mémoire SD ne gâche rien. Un test ultérieur viendra confirmer ou infirmer cette première excellente impression. Reste la question du prix, Samsung positionne une nouvelle fois cette tablette dans des auteurs abandonnées même par Apple avec un modèle 3G et wi-fi à 799 francs et un autre sans l'accès aux réseaux 3G à 699 francs.
Et puis quelle mouche pique Samsung de sortir autant de tablettes de dimensions différentes? Un peu comme si le constructeur coréen voulait à tout prix occuper toutes les niches, lancer sur le marché des modèles similaire pour observer en grandeur nature les choix des consommateurs...

IFA 2011: la main sur le Samsung Galaxy Note

Berlin, sa verdure, ses grandes artères, son calme apparent et son salon High-tech. Et pas des moindres puisque l'IFA, qui ouvre ses portes au publics aujourd'hui, n'a guère qu'un seul rival pour le surpasser, le CES de Las Vegas. Mais je m'égare.
Hier, donc, c'était le jour des grandes annonces des constructeurs présents. Samsung notamment à dévoilé un certain nombre de nouveautés lors d'un spectacle opulent à défaut d'être bouleverisifiant. Parmi elles, le Galaxy Note a qui j'accorde sans trop hésiter la palme du produit que l'on n'attendait pas. L'objet est un smartphone doté d'un écran de 5,3 pouces. C'est plus grand qu'un iPhone, c'est aussi plus grand qu'un Galaxy S2 mais moins qu'une tablette dont les premiers modèles sérieux font au minimum 7 pouces. Le Galaxy Note tient donc toujours dans le creux de la main mais ne fait pas forcément passer pour l'idiot du village lorsqu'on le porte à l'oreille pour demander à son interlocuteur "T'es où?".
Chez Samsung, on affirme que le téléphone est conçu pour ceux qui ont besoin d'un écran plus confortable pour, par exemple, lire ses e-mail et qui persistent à prendre des notes sur un  petit calepin tout en gardant dans leur poche le smartphone qui pourrait remplir cet usage. Car, voyez vous, ce Galaxy là est accompagné d'un stylet.Et ce stylet sert notamment à prendre des notes dans une application conçue pour.  Il y a même un logement dans la coque pour l'insérer. Pris en main sur le stand du constructeur, l'objet est léger et fin comme l'est son petit frère le Galaxy S2. L'écran reste tactile, on peut donc continuer à mettre ses doigts graisseux dessus et Android pilote l'ensemble. Ecrire avec le stylet se révèle agréable, mais, pour le peu qu'on ait pu en juger, pas plus ni moins que sur les quelques autres machines conçues pour fonctionner avec cet accessoire.
Je dois en outre avouer que le Galaxy Note me laisse un tantinet dubitatif étant un adepte acharné des tablettes 10 pouces, catégorie à laquelle appartient l'iPad. Trop grand pour smartphone, trop petit pour une tablette? La question est posée. Et les premières réponses seront données à la sortie du bébé quelque part en 2012 pour un  prix encore indéterminé.

Livre numérique : comment j’ai téléchargé mon premier roman désiré

Pour la première fois cette semaine, j’ai acheté au format numérique (epub) un livre que je souhaite vraiment lire. Jusqu’ici, les quelques exemplaires téléchargés étaient surtout des bouquins prétextes histoire de voir, où va la dématérialisation francophone (pas très loin en terme d’offre, c'est bien désolant). Le roman en question a pour titre Drood, il est signé Dan Simmons. Je suis un quasi inconditionnel de cet auteur après l’avoir découvert avec L’échiquier du mal puis Hyperion et La chute d’Hyperion.
Ce qui m'a conduit vers cette décision essentielle commence pas plus tard qu'hier matin, dans le train qui me conduit vers Genève. Un confrère et néanmoins ami (plus pour longtemps) exhibe goguenard, car connaissant mon goût pour Simmons, la version papier qu’il s’apprête à dévorer. Je toise, je méprise et je fais semblant de m’intéresser au paysage.


Bien évidemment, dès que parvenu à destination, j’entreprends de dénicher mon propre exemplaire. Sous le prétexte que je m’apprête à m’envoler pour un court séjour à Berlin, je me dis qu’une version numérique pour mon iPad se substituera avantageusement à la grosse édition papier qui n’aurait pas manqué de déformer mon petit sac de voyage. Je commence donc par me rendre, via mon PC, sur les sites helvétiques ereaders.ch et payot.ch. Fiasco sur toute la ligne, seules les éditions papiers sont proposées.

Je me rends ensuite sur un site français (fnac.com en l’occurrence) : miracle le bouquin, édité chez Robert Laffont, est aussi disponible dans le format epub. Je sélectionne. Je dépose ma commande dans le panier virtuel. Ce sera 20 euros et quelques miettes, je valide… Ma carte de crédit est refusée sous prétexte que mon moyen de paiement n’est pas français. La gestion des droits territoriaux à encore frappé, me dis-je un tantinet agacé.


Opiniâtre ou borné (c'est selon), je poursuis mon cheval, ma bataille. Je lance sur iPad l’application Fnacbook qui permet elle aussi d’acheter et de télécharger des livres numériques. Dans la zone «Store», je recherche Drood, je le trouve, je le sélectionne et introduit les données de ma carte de crédit, tout aussi helvétique que dans le paragraphe précédent. La transaction est validée. Le fait que cette filière fonctionne alors que l’autre pas me plonge dans un abîme de perplexité. La gestion des droits territoriaux seraient-ils à géométrie variable ? Passons.

L’application, qui fait aussi office de liseuse, me propose de télécharger le pavé. Je valide. Et paf ! Voilà qu’on me demande d’introduire mon «Adobe ID», autrement dit une adresse mail et un mot de passe d’un compte préalablement créé chez Adobe, entreprise qui gère les droits numériques des bouquins légalement vendus. Je me souviens d'en avoir créé un en des temps immémoriaux. Un ange passe, je fini par me souvenir de ce foutu logon. Le livre est déverrouillé. En quelques secondes, il est téléchargé. Je peux enfin commencer ma lecture sur la tablette tactile mais seulement dans l'application conçue pour la Fnac.
Maintenant, je me demande si je ne vais pas poursuivre jusqu’au bout mon chemin de croix: télécharger le fichier sur un PC. Trouver le moyen de l’expurger de ses DRM (Digital Rights Management) pour rendre le fichier lisible (et transmissible) sur n'importe quel support. Même dans dix ans.

Avec ça, si tout comme moi vous n'êtes pas convaincu de la supériorité évidente du format numérique sur le format papier...

Actualité high tech,IFA 2011,

IFA 2011: les yeux sur le projecteur PT-AT5000E

Après les téléviseurs, il fallait bien que les projecteurs deviennent compatibles avec la 3D. Jusqu’ici quelques rares modèles HD (1080 lignes) ont été timidement introduits en Suisse mais à des niveaux de prix encore élevés.

Présenté pour la première fois officiellement à l’IFA 2011, j’ai pu découvrir le petit dernier de Panasonic, le très attendu PT-AT5000E. Il s’agit du successeur du PT-AE4000, lui-même projecteur de cinéma à domicile honnête et convenable. Panasonic a profité de cette nouvelle génération pour recarrosser légèrement l’appareil en introduisant quelques rondeurs bienvenues et en décentrant l’objectif.

Actualité high tech,Gears of war 3 et Ico,Sony S et Galaxy Tab

Ma semaine: à la recherche d’un micro pour mon Canon EOS 7D

Faire de belles images vidéo avec un reflex reste intéressant malgré certaines contraintes ergonomiques. La riche gamme d’objectifs disponibles sur ce genre d'appareils a notamment été mise à profit lors du tournage de «La guerre des Romands» dont les premières images du film sont disponibles sur la page Facebook d’Assura, le principal sponsor de Hatman pour cette production.
Revenons à nos micros. J’avais expérimenté par le passé différents micros comme des Sennheiser, Philipps et Shure, parfois sans fil, mais sans trouver mon bonheur. Le problème du 7D ? Il gère lui-même le niveau sonore et il n'est pas possible de le régler manuellement. Concrètement, lorsqu’on utilise un micro externe, ça se traduit souvent par un souffle lors des séquences de peu d'intensité.

Nikon ME-1Je suis donc reparti au front, car de plus en plus satisfait par les performances visuelles du 7D qui permet notamment de filmer avec une facilité déconcertante des écrans de mobiles. J’espère bientôt d’ailleurs proposer un petit test vidéo de l’Xperia Ray, voire de la tablette Sony S (qui est aussi une excellente télécommande) sur xavierstuder.com.
J’ai donc d’abord acheté chez mon photographe un petit micro stéréo Nikon ME-1 (165 francs), qui donne des résultats corrects, mais parfois moins bons que le microphone interne du 7D dans certaines conditions. En plus, couplé au 7D, on entend souvent un souffle dérangeant en situation d’interview. A noter que le même micro utilisé sur d’autres périphériques donne de meilleurs résultats.
VideoMic de Røde
J’ai donc remis l’ouvrage sur le métier et après une longue séance de surf, je suis tombé sur un essai du VideoMic de Røde proposé à 155 francs dans un commerce spécialisé de Lausanne. Et je crois avoir enfin trouvé un micro qui convient au 7D, du moins pour réaliser de petites interviewes ou pour des prises de son simples.
Le VideoMic de Rode possède deux caractéristiques essentielles qui expliquent un meilleur résultat. Pour commencer, c'est un micro à électrostatique à condensateur, et non à électret comme le Nikon. Ensuite, il est alimenté par une pile de 9 volts et n’est pas tributaire de l’alimentation de l’appareil photo. Différents réglages sont aussi possibles. Le micro propose un filtre passe haut et il est possible d’en réduire la sensibilité de 10 ou 20 dB.

Trois secondes de bonheur mais pas sur l’iPad

Je déteste l’idée d’apporter des munitions au camarade Xavier sur la terrible et insupportable lacune volontaire que constituerait la non gestion du Flash sur les appareils iOS (iPad, iPod Touch et  iPhone) mais je dois bien confesser que cette absence s’est faite cruelle au moins à une reprise et pas plus tard que cette semaine.

Cette semaine donc, un estimé confrère a attiré mon attention sur une remarquable initiative du bédéaste Marc-Antoine Mathieu. Ce dernier a conçu une BD (le titre est 3’’) dont l’action est condensée sur trois secondes dilatées à l’extrême et basé sur le principe d’un zoom continu et vertigineux. L’illustration jointe vaut mieux qu’un long discours. De plus vous pouvez consulter l’article de Philippe Muri ici.
L’ouvrage a d’abord été envisagé pour n’être exploité sur un support numérique. Finalement il en a été tiré une édition papier avec lecture case par case (aux éditions Delcourt) qui renvoie sur le site web de l’éditeur. La version interactive de la chose s’y trouve. Interactive car on peut régler la vitesse du zoom et même lancer un zoom arrière. C’est beau.  Pour y accéder il faut introduire un mot de passe qui est imprimé sur l’album. Si vous avez du temps, vous savez donc ce qu’il vous reste à faire et, surtout, où il faut laisser trainer les yeux.

Cette expérience, j’aurai souhaité la vivre sur un iPad. Tout simplement parce qu’elle aurait été plus agréable avec la tablette sur mes genoux, mes fesses sur quelque chose de vraiment moelleux et une boisson rafraichissante à portée de main. Mais comme 3’’ ne s’affiche qu’avec le plugin Flash installé, me voilà comme non pas comme un mais deux ronds de flan. En revanche, j’ai pu consulter 3’’ sur les deux tablettes Android testées ces derniers jours à la rédaction, la Samsung Galaxy Tab 10.1 et la Sony Tablet S.  Ca marche, ce n’est pas fluide fluide mais c’est exploitable. Le problème est que je ne suis toujours pas convaincu par les performances software et hardware des actuelles concurrentes de l’iPad pour songer à embrasser à plein temps la bouche voluptueuse des ardoises motorisées par le petit robot vert.

Je vois néanmoins un sourire narquois s’afficher sur le visage du co-animateur de cette colonne qui place comme critère premier le fait qu’un navigateur internet d’une tablette doit absolument offrir l’entier de l’expérience proposée par un navigateur sur PC, Mac ou Linux. Sur ce point précis, on n’a pas fini de polémiquer.

Les jeux de la semaine : Gears of war 3 et Ico

Gears of War 3
Hasard du calendrier, il m’a été donné le plaisir et le privilège de lancer le même soir Gears of war 3 sur Xbxox 360 et le combo Ico et Shadow of the Colossus sur PS3. Autrement dit, j’ai pu faire ce jour-là le grand écart entre la nouveauté absolue pour gamers bourrins et la redécouverte du plus «France Culture» des univers ludique. Partez-pas, je m’explique. 

Gears of War 3, c’est la conclusion (enfin, j’espère) de la plus fructueuse franchise exclusive à la Xbox 360. Devant ou derrière Halo, ça dépend, pas de polémique svp. C’est du jeu vidéo gras du bide, pue du bec avecdes relents de bière et de saucisson rance. C’est l’exploitation du cliché, le plus cliché du secteur soit la Terre envahie par une puissance extraterrestre avec l’humanité au bord de l’extinction. C’est aussi des personnages masculins taillés à la serpe, réduits à la fonction de gros bras tatoués porteurs d’armes très lourdes et très meurtrières. Ce sont des dialogues plombés qui font passer ceux de la Guerre des étoiles pour du Marguerite Duras. Ce sont des interactions psychologiques envisagées par des amibes un jour de grève. Mais c’est aussi un jeu dont le gameplay est si bien usiné qu’on ne peut que difficilement lâcher son gamepad pour, par exemple, lire l’excellent Drood de Dan Simmons. Et cet chiens d’infidèles chez Epic ont encore amélioré le mode multijoueur ce qui promet, si la sauce collégiale prend, de longues nuits écourtées. Bref, GoW 3 est de ces jeux qui démontrent de la plus caricaturale des façons que garçons et filles, c’est pas pareil. On aime beaucoup se vautrer dans cette fange là avec un troisième opus parfaitement à la hauteur de nos attentes.

ICO
Ico et Shadow of the Colossus sont quasiment à l’opposé du spectre. D’abord ce sont des jeux japonais. Ensuite ce ne sont pas de nouveautés mais juste une refonte en haute définition de logiciels à l’époque conçus exclusivement pour la PlayStation 2. Et puis, il n’est pas question de découper des aliens en rondelles même pour en faire des sushis. Ico et son successeur sont des jeux d’auteur. Ils portent la signature d'un certain  Fumito Ueda. Ils  sont imprégnés d’une culture qui nous est étrangère et qui nous fascine. Une profonde mélancolie se dégage des paysages quasi désertiques  à explorer. La magie est partout, le naturel et le surnaturel sont indissociables. Le chacun à ses raisons règne.

Dans Ico, un petit garçon cornu, donc  différent, est banni par des villageois superstitieux et, perdu dans un château labyrinthique, prend sous sa protection une créature fragile mais dotée de pouvoirs surnaturels.

Shadow of the Colossus
Dans Shadow of the Colossus, un homme est chargé par une divinité éthérée d’éradiquer des créatures  géantes et mythologiques  en échange de la résurrection de son aimée. Pour la paix de son âme, il doit éliminer du rare et du beau. Au-delà d’un gameplay propre au jeu d’action et d’exploration, ces situations nous mettent dans des états émotionnels riches, complexes et subtils.

Ces jeux font leur âge, mais  leur promotion en haute définition (et même en 3D pour les ménages équipés) est bienvenue, ce sont des trésors à choyer.

Leur version augmentée est attendue en Suisse sur un même disque Blu-ray dès le 28 septembre prochain. A ma connaissance, ils ne seront pas proposés au téléchargement sur le PlayStation Store. J'espère me tromper.

Je ne vais pas développer de discours sur la nécessaire diversité qui contribue à la richesse de l'expérience vidéoludique, mais le cœur y est.

Sony S et Galaxy Tab: coup de coeur ou coup de griffe?

J'ai pu tester un peu plus longuement la tablette de Samsung, soit le Galaxy Tab 10.1 et celle de Sony, la version S, destinée au salon puisque équipée d'un port infrarouge pour la transformer facilement en télécommande. Les deux ardoises possèdent des qualités, mais aussi certains défauts.

Commençons par la Galaxy Tab 10.1, que je considérais comme la meilleure tablette du marché après l'avoir vu fonctionner brièvement à quelques reprises. Globalement, ce produit donne une belle impression en mains. Les plastiques utilisés sont plutôt soignés. Le résultat? Une ardoise un cheveu plus mince que l'iPad 2 et un poil plus légère.

Très mince, mais parfois un peu juste
Et autrement? Je suis un peu déçu de constater de légères saccades sur cette ardoise lorsqu'on passe d'un écran à l'autre. C'est d'autant plus surprenant qu'un cellulaire Galaxy S II, par exemple, est un modèle du genre. Pourquoi Samsung ne parvient pas à ce même résultat sur son ardoise? Peut-être la faute à Android 3.1? A vérifier après une éventuelle mise à jour.

Pour le reste, le surf sur la toile est riche. Cette tablette n'estropie pas les nombreux sites proposant encore aujourd'hui des animations ou des vidéos en Flash. Juste une question de politesse. Le surf est rapide et moderne. On relèvera, par exemple la présence d'onglets et un navigateur bien pensé. Un vrai plus pour les surfeurs exigeants déçus par l'iPad.

Un Market tristounet
Côté applications, le Market est toujours un peu pauvre (pour rester poli), rien à voir avec ce qu'on trouve du côté de l'App Store. On attend notamment la sortie d'un VLC pour pouvoir lire facilement de multiples sources de vidéos... Comme le disait un observateur un brin caustique, heureusement qu'il y a Angry Birds...

Pour ce qui est de la vidéo et de la photo, le capteur de la Galaxy Tab semble plutôt réussi (rien à voir avec celui de la Sony S). Les vidéos sont fluides (toujours utile pour la visiophonie) et les photos de qualité. Mais bon, est-ce qu'on va utiliser ces fonctionnalités sur une tablette? Bilan positif, mais un peu mitigé donc.

Belle et particulière Sony S
Passons à la Sony S (galerie photo) qui se distingue immédiatement par son look un peu particulier. Et je dois dire qu'on s'y habitue rapidement et qu'on en redemande. L'objet est plutôt léger en main et donne une impression de bonne facture malgré l'usage de différents plastiques.

Probablement grâce à Android 3.2, l'interface est très fluide et il est agréable de se balader dans un système d'exploitation réfléchi pour les tablettes. Comme pour la Galaxy Tab, on peut personnaliser ses bureaux avec différents widgets permettant d'afficher ses derniers messages ou la météo. Un net plus par rapport à l'alignée d'icônes désespérantes de l'iPad...

Manque inexpliqué...
Là aussi, sur la toile tout se passe bien avec une certaine célérité. A un détail près. Impossible de trouver un clavier suisse en français pour saisir facilement ses adresses. Est-ce un bug? Dommage car c'est toujours un vrai plus de pouvoir utiliser le clavier dans sa langue et conçu pour sa région...


L'émetteur récepteur infrarouge transforme cette tablette en télécommande (une fonctionnalité basique il y a dix ans sur les Palm...). Un vrai plus. Le logiciel de Sony semble comporter de nombreux appareils. On peut introduire par apprentissage ses télécommandes. Je ne suis pas allé plus loin faute de temps... On y reviendra peut-être.

Mon coeur balance
Au final, ces deux tablettes sont très intéressantes. Je suis toutefois partagé entre coup de coeur et coup de griffe. Android 3.2 est excellent et résulte d'une vraie réflexion. Google ne s'est pas contenté de zoomer son système pour les tablettes comme certains concepteurs paresseux. Le positionnement d'un Sony S me semble excellent.

Dommage toutefois que certains éléments viennent gâcher les tests. Pourquoi ces problèmes de fluidité? Pourquoi ne trouve-t-on pas un clavier en suisse romand sur la Sony S? Pourquoi n'est-il pas possible de faire certaines opérations sur internet (comme sur les autres ardoises d'ailleurs). Tout cela est prometteur, mais je me complaît à utilisr mon nouveau netbook en attendant plus aboutit...

Xavier Studer

Ma semaine: sous le signe de Microsoft

Le coup de griffe: les sombres licences d’Adobe

Comme je l’explique sur xavierstuder.com, il existe aujourd’hui un netbook d’Acer particulièrement intéressant à mes yeux. Après l’avoir acheté samedi dernier, j’ai éprouvé quelques difficultés à installer Photoshop Elements 8.0 d’Adobe…
D’abord tout s’est passé dans le meilleur des mondes. Le logiciel que j’avais acheté environ 170 francs sur internet (avec premiere), s’est installé en deux coups de cuillères à pots depuis une clef USB, pour mon plus grand plaisir. Sauf qu’après le premier redémarrage, niet ! Adobe m’a signifié que j’étais en infraction!
Le célèbre éditeur de logiciel (l’inventeur de l’irremplaçable Flash!) m’indique que cette version de l’outil graphique était déjà déployée sur deux postes de travail. Etonnant puisque j’avais désinstallé cette version pour une autre sur les machines en question…
La sommation!
L’éditeur de logiciel m’a alors octroyé trente jours pour me mettre en règle… J’ai donc dû réinstaller le logiciel sur les machines en question et choisir l’option « Désactiver » depuis le menu « Aide » avant de re-désinstaller le logiciel… ce qui a réglé le problème.
Autrement dit, pour l’éditeur de logiciel, il ne suffit pas de désinstaller un produit d’un ordinateur pour que dans sa puissante base de données sur internet cela signifie qu’on ne l’utilise plus. Il faut encore le désactiver au préalable…

Du déjà vu

Cette aventure n’est pas isolée. L’éminent collègue qui signe aussi moultes notes de ce blog m’a expliqué les difficultés qu’il a éprouvées à récupérer les DRM d’ouvrages qu’il avait consultés depuis des appareils de tests. Il n’existe en effet aucune interface web pour les gérer…
Bref, Adobe complique à dessein les possibilités du consommateur qui souhaiterait réutiliser un produit dans le cadre d’un usage familial. Car il n’est en effet pas trop évident de comprendre de qui nous arrive lorsqu’on voit ce genre de message surgir de nulle part…

Star Wars en Blu-ray: les retouches de tonton George

Évènement vidéo de la rentrée, la double trilogie Star Wars sort demain dans un magnifique coffret bourré jusqu'à la gueule de suppléments. Cela fait déjà quelques mois que les fans, dont Bibi la riquette, piaffent d'impatience à la perspective de redécouvrir ces spectacles intensément visuels dans la meilleure qualité numérique actuellement possible. En haute définition, donc. Sur ce plan, je peux déjà dire que je ne suis pas déçu. Cela fait déjà aussi quelques semaines que les plus intégristes des adorateurs de la saga bouillent de colère à l'idée que tonton George a encore tripatouillé ses bébés. Avec dans l'idée de la laisser exploser, leur colère, si les rumeurs devaient se vérifier.
Et bien, laissez-vous aller, chers lecteurs. Les rumeurs sont toutes fondées. Dans l'épisode IV, Un nouvel espoir,  le cri que pousse Obi Wan Kenobi pour faire fuir les hommes des sables avait déjà été modifié dans un sens plus effrayant. Rebelote, maintenant, il fait vibrer les membranes de mes enceintes. Ai-je plus tremblé dans mes petites chaussettes. Que nenni.
Dans l'épisode VI, Le retour du jedi, les Ewoks, que j'aime qualifier de Bisounours pour exprimer mon admiration feinte pour ces peluches crétines, ont des yeux. Maintenant ils ont aussi des paupières numériques qui font bling-bling de temps à autres. Cela ne les rends pas plus vivants ni attachants pour autant.
Dans le même épisode, à la fin, Dark Vador, prend toujours son temps avant de décider de laisser ou non l'empereur transformer Luke Skywalker en morceau de charbon demi-gras à grands coups d'éclairs électriques. Mais, une fois sa décision prise, il prend la peine d'expulser un petit "non!" puis un grand avant de précipiter son maître de l'ombre dans le précipice. Dans les autres éditions, sa douleur était muette. Ai-je plus vibré? Attendez que je consulte... Ciel, je n'ai plus de coeur!
Dans La menace fantôme, enfin, soit l'épisode I mais premier de la seconde trilogie, Yoda est passé du tout latex au tout numérique. Comme il l'était déjà devenu dans les épisodes II et III. Ai-je apprécié? Je veux mon neveu, le côté Muppet Show en mousse expansée de la première trilogie m'a toujours agacé.
Je dois oublier quelques broutilles dont une sombre histoire de sabres laser à la couleur modifiée. Cela, je n'ai même pas pris la peine de le vérifier.
Tout cela pour dire que George Lucas peut toujours vouloir retoucher et triturer ses films, les scènes ratées le resteront. Les réussies itou. Et à moins de retourner complètement les épisodes IV, V, VI, ces derniers paraîtront toujours concerner une époque située bien avant les épisodes I, II et III. Ce qui est totalement paradoxal. Les tentatives de Lucas de moderniser la première trilogie ne me semble que plus pathétiques.. mais sympathiques finalement.
Non?


Le jeu de la semaine: Resistance 3

Rien ne va plus sur notre belle planète Terre. Il ne fait plus bon y vivre depuis qu'un méchant virus extraterrestre venu des confins de l'espâââce a atterri dans la soupe d'un vieil homme pour le transformer en Chimère, une créature "beurk" qui bouge les bras et les jambes et se jette sur nous, pauvre humain principal transmetteur de l'épidémie. Et qui dit épidémie, dit contamination et qui dit contamination, dit extinction. On ne fait pas les choses à moitié dans le jeu vidéo.
Dans Resistance 3, jeu de tir en vision subjective (FPS) exclusive à la PlayStation 3, les carottes sont presque cuites. Les Chimères sont sales, laides, nombreuses et puissamment armées alors que le l'humanité est sale (tout n'est que ruine ou presque), laide (les sabots des résistants sont tout crottés), quasi privée d'espace vital et épuisée bien que puissamment armée.
Il me faut bien avouer que la franchise Resistance a toujours provoqué chez moi une indifférence polie. Coincé entre Halo et Gears of War, d'une part, et Killzone, Dead Space voire Uncharted de l'autre, ce bébé du sudio californien Insomniac me semble assez bien pour jouer dans la cours des grands FPS pour consoles de salon mais pas assez pour se placer ailleurs qu'en queue de peloton. Ce dernier épisode en date ne change pas vraiment la donne malgré un travail sur le rythme qui ne m'a pas échappé.
Resistance 3 reste spectaculaire mais n'est pas pour autant graphiquement cohérent, et les rebondissements calés sur un trame pauvre ne sortent hélas pas de tout venant. Donc, si on souhaite se plonger dans un jeu d'action crétin autant en choisir un mieux fini, un tout petit mieux construit. On relève néanmoins qu'Insomniac a intégré deux options pour relever son plat: la gestion de la 3D (ça fonctionne mais ne rend pas le jeu plus joli, plutôt moins en fait) et la possibilité de diriger l'action avec les manettes Move à la place du Joypad.
Cela dit, c'est septembre, la saison ludique a encore le temps de monter en puissance.

Ma semaine: sous le signe d’Analytics

J’ai toujours été très intéressé par la mesure de l’audience des sites web pour lesquels j’ai travaillé. Force est de constater qu’en plusieurs années d’utilisation, je n’ai vu aucun outil rivalisant avec Google Analytics. Exit donc les données sommaires de Typepad, énigmatiques de Webtrends ou encore archaïques de Wysistats. Sans parler des logs serveurs...
Analyser l’audience de son site internet avec des outils modernes permet de savoir non seulement combien d’internautes sont intéressés, mais surtout de savoir comment ils sont venus sur un site web et de savoir comment ils cliquent. C'est simplement stratégique pour la maintenance et le développement de son offre sur la toile. A moins de faire n'importe quoi...
Grâce à Google Analytics, un produit par ailleurs 100% gratuit, on peut connaître l’origine précise du trafic, c’est-à-dire des sites référents, des moteurs de recherche utilisés et même des mots clefs saisis, ce qui peut donner une idée sur les thèmes les plus recherchés. Grâce aux outils de webmasters qui vont avec, on peut même parfois intervenir sur certains points.
Une analyse intéressante
Mais Google fait mieux et propose un mode d’analyse de son trafic. On peut voir sur la page des sites compatibles les endroits où cliquent les internautes. Ainsi, le titre des articles est beaucoup plus sollicité sur ce blog que le «Lire la suite»… On réalise aussi que les internautes ne scrollent toujours pas suffisamment dans les pages...
Analytics est puissant et nécessite tout de même une certaine exploration pour en saisir toute les possibilités puisque'on peut avec un peu de travail connaître la navigation des internautes à l'intérieur d'un site, du moins en avoir une idée sommaire. En plus, cet outil peut désormais être implémenté facilement sur les pages Facebook des entreprises...
Une sombre puissance?
Reste peut-être des problèmes de confidentialité. N’est-ce pas un peu inquiétant de constater que Google peut désormais avoir accès à nos mails, à notre comportement de recherche sur la toile, à nos statistiques web, à nos campagnes de publicité… Jour après jour, les tentacules de la pieuvre se déploient toujours un peu plus loin.
Bref, si cette semaine j’ai à nouveau été décoiffé par le puissance de Google Analytics, je ne peux m’empêcher de m’inquiéter de l’emprise toujours grandissante du premier moteur de recherche mondial qui fait toujours plus fort dans des domaines toujours plus variés… Publicité, télévision, internet mobile... et construction de cellulaires...

Le coup de cœur: Iwipa pour Facebook

Facebook, dont le succès est difficilement contestable, souffre tout de même d’une certaine tristesse. Mise à part quelques pages d’entreprise, il faut constater que tous les profils se ressemblent. Les possibilités de personnalisation sont vraiment très réduites.
C’est pour cette raison que certains ont commencé à développer des pratiques un peu sauvages pour personnaliser leur profil en utilisant notamment des sites comme Profil Themes pour timidement relooker sa page. Mais le meilleur est à venir. Petite démonstration avec Iwipia.

Code HTML et autres
Cette application permet pour l’instant de personnaliser des pages pro pour quelques dollars si l’on ne veut pas de publicité. Les possibilités sont quasiment infinies puisque grâce à des conteneurs on peut publier soit du code HTML et des javascripts pour personnaliser sa page. Différents modèles permettent même de faire des galeries photos ou d’insérer des vidéos.
Une interface un peu rustique, certes, permet de déplacer des blocs de contenus et de les personnaliser plutôt simplement. Une option permet de reconstruire une navigation complète et d'embarquer son site sous forme de frames. Encore faut-il adapter les pages trop larges, ce qui est une autre histoire. On peut même glisser du Flash.
Un mouvement d'enfermement
Avec un peu d’imagination, en quelques heures, on peut réaliser des prestations, qui auraient probablement nécessité des heures de programmation ou de développement, notamment pour s’adapter au fbml de Facebook. La facilité d’utilisation de ce genre de programme va certainement se propager un jour du côté des pages privées…
Il faut dire que le mouvement d'enfermement de l'internet dans Facebook se poursuit. Alors que TF1 a lancé une offre de vidéo à la demande sur ce réseau social et que les entreprises commencent à y proposer de vrais sites, l’internet risque bien de continuer d'essayer de squatter ces nouveaux espaces. Pour le meilleur ou le pire ? Ce sera selon…